vendredi 1 août 2008
La réaction de Jean-Marc Pollet président de Nord Lapin au reportage de TF1
Par Henri Batiot, vendredi 1 août 2008 à 16:10 :: Réaction
Des associations se réclamant pour la protection des animaux ont récemment violemment attaqué les éleveurs de lapin du Nord, jetant ainsi l'opprobre sur notre professsion.
Ces associations ont pour objectif de faire interdire l'élevage de lapins en cage pour l'une, et faire arrêter la consommation de viandes pour l'autre. Bien sûr dans cette affaire, il y a la position officielle de la profession que nous respectons et que nous approuvons, mais les éleveurs de lapin du Nord s'autorisent un droit de réponse à travers leur blog.
- Aucun éleveur de lapin dans la région et en France n'est hors la loi. Toutes les normes d'élevage en vigueur sont respectées par tous. La plupart des élevages sont aujourd'hui en déclaration ou en autorisation préfectorale.
- Il est impossible d'élever des lapins sans aimer l'animal. Aucun éleveur ne maltraite ses animaux: le bien-être animal est pour lui un souci permanent.
- L'élevage de lapin façon « Jean de Florette » n'existe pas et n'a jamais existé. De tout temps, le lapin domestique s'est élevé en cage. La cage grillagée actuelle est une évolution logique du « clapier », l'animal n'étant plus en contact avec sa litière, d'où une grande amélioration de l'hygiène, de l'aspect sanitaire et du confort de l'animal ( reposes pattes,ambiance controlée dans les salles d'élevage,alimentation équilibrée et de haute qualité etc) Les souches hybrides élevées aujourd'hui sont parfaitement adaptées à ce type de cage.
- L'utilisation d'antibiotiques est extrèmement réglementé et contolée par le vétérinaire de l'élevage, de plus leur coût de plus en plus élevé fait qu'ils sont de moins en moins utilisés et remplacés par des phytothérapies quand cela est nécéssaire. La généralisation de « la bande unique » permettant des vides sanitaires entre chaque lot de lapin a eu raison des maladies.
- Les surfaces d'élevage octroyées pour chaque lapin sont optimisées en fonction de critères qualitatifs et économiques, et sont imposés par les cahiers des charges. Ces cahiers des charges sont obligatoirement respectés par les éleveurs pour la mise en marché de la production.
- Vouloir faire changer nos modes d'élevage entraînerait une forte hausse des coûts de production, automatiquement répercutés sur les prix de vente consommateur; le prix auquel est proposé la viande de lapin aujourd'hui est en adéquation avec ce qu'elle a coûté à produire et à transformer, et reste concurrentielle par rapport aux autres viandes.
- Si le consommateur Français ne veut pas se limiter à un triste panel de trois viandes (boeuf, porc, poulet), il faudra maintenir en vie des petites filières comme la notre; et, s'attaquer aux petites filières est lâche; car que ce soit le lapin, le canard, le cheval, les budgets
communication y sont presque inexistants, nous n'avons donc aucun moyen de défense. Les petites filières de production offrent une diversité au consommateur, il serait bon que ce dernier en ait conscience et contribue à notre effort. - Aucune viande quelle qu'elle soit n'est mise en marché sans avoir été controlée sur sa qualité. La viande de lapin n'y échappe pas , et celle produite en Nord Pas De Calais Picardie est exempte de tout reproche : n'hésitez pas à l'acheter.
Jean-Marc Pollet Président de Nord Lapin





