vendredi 1 août 2008

La réaction de Jean-Marc Pollet président de Nord Lapin au reportage de TF1

Des associations se réclamant pour la protection des animaux ont récemment violemment attaqué les éleveurs de lapin du Nord, jetant ainsi l'opprobre sur notre professsion.

Ces associations ont pour objectif de faire interdire l'élevage de lapins en cage pour l'une, et faire arrêter la consommation de viandes pour l'autre. Bien sûr dans cette affaire, il y a la position officielle de la profession que nous respectons et que nous approuvons, mais les éleveurs de lapin du Nord s'autorisent un droit de réponse à travers leur blog.

  1. Aucun éleveur de lapin dans la région et en France n'est hors la loi. Toutes les normes d'élevage en vigueur sont respectées par tous. La plupart des élevages sont aujourd'hui en déclaration ou en autorisation préfectorale.
  2. Il est impossible d'élever des lapins sans aimer l'animal. Aucun éleveur ne maltraite ses animaux: le bien-être animal est pour lui un souci permanent.
  3. L'élevage de lapin façon « Jean de Florette » n'existe pas et n'a jamais existé. De tout temps, le lapin domestique s'est élevé en cage. La cage grillagée actuelle est une évolution logique du « clapier », l'animal n'étant plus en contact avec sa litière, d'où une grande amélioration de l'hygiène, de l'aspect sanitaire et du confort de l'animal ( reposes pattes,ambiance controlée dans les salles d'élevage,alimentation équilibrée et de haute qualité etc) Les souches hybrides élevées aujourd'hui sont parfaitement adaptées à ce type de cage.
  4. L'utilisation d'antibiotiques est extrèmement réglementé et contolée par le vétérinaire de l'élevage, de plus leur coût de plus en plus élevé fait qu'ils sont de moins en moins utilisés et remplacés par des phytothérapies quand cela est nécéssaire. La généralisation de « la bande unique » permettant des vides sanitaires entre chaque lot de lapin a eu raison des maladies.
  5. Les surfaces d'élevage octroyées pour chaque lapin sont optimisées en fonction de critères qualitatifs et économiques, et sont imposés par les cahiers des charges. Ces cahiers des charges sont obligatoirement respectés par les éleveurs pour la mise en marché de la  production.
  6. Vouloir faire changer nos modes d'élevage entraînerait une forte hausse des coûts de production, automatiquement répercutés sur les prix de vente consommateur; le prix auquel est proposé la viande de lapin aujourd'hui est en adéquation avec ce qu'elle a coûté à produire et à transformer, et reste concurrentielle par rapport aux autres viandes.
  7. Si le consommateur Français ne veut pas se limiter à un triste panel de trois viandes (boeuf, porc, poulet), il faudra maintenir en vie des petites filières comme la notre; et, s'attaquer aux petites filières est lâche; car que ce soit le lapin, le canard, le cheval, les budgets
    communication y sont presque inexistants, nous n'avons donc aucun moyen de défense. Les petites filières de production offrent une diversité au consommateur, il serait bon que ce dernier en ait conscience et contribue à notre effort.
  8. Aucune viande quelle qu'elle soit n'est mise en marché sans avoir été controlée sur sa qualité. La viande de lapin n'y échappe pas , et celle produite en Nord Pas De Calais Picardie est exempte de tout reproche : n'hésitez pas à l'acheter.

Jean-Marc Pollet Président de Nord Lapin

mardi 1 avril 2008

Les producteurs de lapins font pression sur les abattoirs pour une juste répartition des marges.

Les éleveurs de lapin veulent sauver leur peau!

Après la manifestation et les relevés de prix de la semaine dernière dans les grandes surfaces, les éleveurs de lapins ont décidé de mener une action syndicale auprès des abattoirs de la région. Ainsi, les abattoirs LIONOR à Steenbecque, SOCLA à Vaudringhem et SA lapin d'Artois à Lillers ont été visités ce mardi 18 mars. Les réseaux FD ont une fois de plus, montré leur solidarité et les rencontres se sont déroulées dans le calme avec un peu de pression de part la présence d'une centaine d'agriculteurs et d'une quinzaine de tracteurs sur les parkings des abattoirs. Les responsables remercient les nombreux participants qui étaient présents aussi bien dans le Nord que le Pas de Calais. Et particulèrement les agriculteurs de l'arrondissement d'Hazebrouck et des régions du boulonnais-Haut-Pays, venus par solidarité.

Les éleveurs de lapins ont dénoncé des abérrations dans la répartition des marges.

Des délégations composées des représentants des deux groupements de lapins et des FDSEA Nord et Pas-de-Calais ont rencontré les directeurs des abattoirs. Depuis plusieurs mois, la filière cunicole travaille en concertation avec les abattoirs au sein de l'interprofession, sur les échappées possibles à la crise que les éleveurs subissent. Les problèmes des éleveurs sont souvent écoutés, compris mais pour autant, aucun effort n'a été fait. Selon Christophe Catteau, Président de l'AILHF (Association Interprofessionnelle des Lapins des Hauts de France): Nous en avons assez de nous lever chaque matin et de perdre 1 euro par lapin sortant de nos élevages et d'ajouter, Il y a déjà eu deux rencontres avec les abattoirs, mais la situation n'évolue pas. Le coût de production a augmenté de 0,40 euro par kilogramme produit et cette hausse n'a pas été répercutée sur le prix d'achat.

Le directeur de l'abattoir Lionor, les représentants des groupements lapins ont cosigné le contrat gagant-gagnant.

Les relevés de prix effectués par les FDSEA Nord et Pas-de-Calais ont révélés d'énormes aberrations dans la répartition des marges. Les grandes surfaces gagnent de l'argent, les abattoirs gagnent de l'argent, pourquoi les producteurs devraient-ils en perdre ? Il faut trouver des solutions concrètes, constructives et concertées. Tout le monde doit pouvoir s'y retrouver en jouant la carte de la transparence.
Et Pierre Hannebique, Secrétaire Général de la FDSEA du Pas-de-Calais, de rappeler aux abattoirs: la profession a poussé les portes de la distribution la semaine dernière, mais c'est à vous abatteurs, à reprendre les marchés.
Les éleveurs ont mis en avant toutes les démarches réalisées par l'interprofession pour valoriser le lapin régional. Des cahiers des charges et des certifications sont proposés aux abattoirs et aux grandes surfaces et les producteurs
sont prêts à s'impliquer dans la promotion de leurs produits.
Le lapin fait partie d'un marché d'offre et de présentation. Le Président de Nord-Lapin, Jean-Marc Pollet l'a affirmé : Si nous sommes unis et que nous mettons en place un programme commercial, nous serons tous gagnant.

La solidarité FDSEA s'est manifestée tant dans le Pasde- Calais que dans le Nord.

Ainsi il a été proposé un contrat de partenariat gagnant-gagnant entre éleveurs et abatteurs. Ce contrat a été signé dans les 3 abattoirs visités. Il stipule que les abattoirs ont pris connaissance du problème, qu'ils sont conscients de la nécessité de trouver des solutions ensemble. Les abattoirs ont accepté de participer à une prochaine rencontre, fixée au 27 mars 2008 à 17 h à la chambre d'agriculture à Arras. L'objectif premier des producteurs est d'obtenir un prix minimum et rémunérateur pour tous. Nous comptons maintenir la pression jusqu'à ce que des solutions soient trouvées, conclut Christophe Catteau.

AMAËLLE D'HERBIGNY (FDSEA59)
J-CHARLES PAINBLAN (FDSEA62)



les eleveurs de lapin veulent sauver leur peau
Article au format PDF

vendredi 22 février 2008

Un article :: Aux Pays-Bas, des représentants de Nord-Lapin ont rencontré des fabricants d'aliments

La situation financière des éleveurs de lapins est catastrophique depuis plusieurs mois; les éleveurs de la région ne sont pourtant pas responsables de cette situation de crise sans précédent. Aucun développement de production ne s'est fait de façon anarchique chez nous, mais dans une concertation raisonnée avec l'ensemble des acteurs régionaux grâce à une interprofession régionale dynamique: l'AILHF.

Par contre le développement à outrance dans certaines régions du grand Ouest a entrainé la chute des cours de ces dernières années. Le ministère de l'agriculture va même donner des aides à ces régions pour faciliter la congélation de leur surproduction! Aberrant!

Le CLIPP, interprofession nationale, très actif dans la promotion du produit a décidé d'organiser une baisse contrôlée de 5% de la production nationale, qui devrait avoir ses premiers effets bénéfiques sur la cotation dès septembre. Le problème est que les éleveurs ne peuvent plus attendre septembre.

La forte hausse du prix de l'aliment inflige une sévère punition aux seuls éleveurs. Malgrè le travail entrepris par les groupements pour améliorer les performances dans les élevages, cette augmentation de la productivité ne peut plus compenser la hausse du poste aliment. Devant des marges de manoeuvre aussi étroites, des rencontres sont prévues avec les firmes d'aliment pour leur sommer de ne plus appliquer de hausses tarifaires avant une remontée significative des cours du lapin, et ainsi éviter des cessations d'activité par KO.

Voici donc l'exemple d'une filière parfaitement organisée et pourtant en péril, qui subit de plein fouet une conjoncture qu'on ne maîtrise plus. Nous ne sommes pas confrontés à un problème de marché régional, mais bien à un problème de coût des matières premières qui destabilise tous nos efforts en matière de développement de filière régionale. Sans parler des abberations de la grande distribution qui est loin d'être à l'écoute et qui ne respecte pas ses promesses. Pour cela nous comptons sur l'aide de tous (les autres productions, banques, MSA, assurances, et de la fédé...)

Jean Marc POLLET et Christophe CATTEAU




lundi 4 février 2008

Elapnord vous souhaite la bienvenue sur ce blog d'un nouveau genre, le blog des éleveurs de lapins de chair du Nord-picardie.

Elapnord vous souhaite la bienvenue sur ce blog d'un nouveau genre, le blog des éleveurs de lapins de chair du Nord-picardie.

Elapnord est un mouvement qui émane des structures professionnelles qui regroupent des producteurs de lapins de chair de la grande région Nord : Lapinord et Nordlapin soit une centaine d'éleveurs.

Hervé PETIT et Jean Marc POLLET producteurs de lapins en sont les présidents respectifs.



Notre région est historiquement grand amateur de viande de lapin, traditionnellement consommée en famille pour les repas festifs. Notre collectif Elapnord est né de la réflexion d'un groupe d'éleveurs et de professionnels soucieux de l'avenir et de la pérennité de leur métier.

Nous voulons dans un premier temps alerter les différents acteurs de la filière sur la situation économique dramatique et sans précédents dans laquelle nous nous trouvons :
  • nos coûts de production qui ont flambé + 35% depuis un an
  • les prix de vente de nos lapins en baisse
Nous sommes face à une incapacité ou mauvaise volonté de nos partenaires à répercuter les hausses réelles de nos coûts de production.

Faut-il réserver le commerce équitable aux seuls pays émergents et voir nos producteurs locaux aller à la faillite !...

Elapnord dénonce et se mobilise pour défendre les intérêts des producteurs victimes des incohérences dans la répartition des marges au sein de la filière. Une forte disparité entre le prix payé aux producteurs et celui payé par le consommateur sur les points de vente.

Notre engagement dans la qualité se traduit par des marques de lapins reconnues par les consommateurs : Lapin du Ch'ti, Lapin des Beffrois, Lapin le Charmilles.


Aujourd'hui nos marques régionales représentent localement des milliers d'emplois, comment ne pas sensibiliser les consommateurs responsables. Vous découvrirez prochainement sur ce blog nos productions présentées en situation par les animateurs des groupements : Eric WIDEHEM et Benoït LAMAND.


Venez nombreux nous rejoindre sur ce blog pour nous faire part de votre soutien et votre sentiment sur la qualité de nos productions.

Elapnord vous dit à bientôt sur notre blog ou devant un bon morceau de lapin produit dans nos élevages.

A bientôt